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 [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure

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Laea d Avalon

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MessageSujet: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mer 3 Déc - 3:31

Note du comité d'administration:

Afin d'éviter tout plagiat nous sommes en attente de l'autorisation de l'auteur du livre dont Laea a extrait le glossaire. En cas de réponse négative, nous retirerons à regret ce topic.

*************************************
Les chefs d'œuvre de l'enluminure - Ingo F. Walther / Nobert Wolf - Éditions Taschen


Acanthe

Grec akantha = dard, chardon, épine.
Plante du pourtour méditerranéen.
Dans l’enluminure : ornement décoratif de feuilles sans tige à bord fortement découpé, dentelé ou lobé, qui s’unissent en rinceaux et peuvent être enrichies notamment de fleurs et de fruits.

Allégorie
Grec allegrein = dire autrement.
Représentation imagée d’un concept ou d’un processus abstrait, souvent sous forme de personnification.

Antéchrist
A l’appui de passages des Épîtres de Jean et du Livre de la Révélation (Apocalypse), entité interprétée comme le grand adversaire du Christ placé au service de Satan, et qui tente d’anéantir le christianisme. Dans la vision du monde du Moyen-Âge, les catastrophes étaient l’œuvre de l’Antéchrist. Les ennemis de l’Église tels Hérode et Néron étaient considérés comme sa personnification. À l’époque de la Réforme, le terme fut appliqué de même au pape et à la papauté.

Antependium
Latin médiéval ante pendens = pendu devant.
Pièce cachant l’autel, le plus souvent d’étoffe, mais qui existe également sous forme de parement de bois ou de métal supportant un décor figuré et ornemental.

Antiphonaire

Grec antiphonos = répons.
Livre liturgique contenant les chorals, textes d’antiennes, chants responsoriaux et prières d’église encadrant les psaumes. Suite à un édit de Louis le Pieux, il fit partie des livres obligés des prêtres à partir de 816. À une époque ultérieure, le livre contenant les chants du chœur s’appellera le graduel.

Apocalypse
Grec apokálypsis = révélation.
Texte prophétique qui dévoile le sens de l’histoire du monde et sa fin en tant que Révélation (secrète) de Jean, dernier livre du Nouveau testament. L’Apocalypse décrit le proche effondrement du monde, qui sera suivi, après la défaite de Satan, de l’avènement du royaume de Dieu.

Apocryphes
Grec apókryphos = caché, secret.
Écrits de contenu religieux que les Églises ne comptent pas au nombre des livres dits canoniques de la Bible. Rédigés le plus souvent en latin ou en grec pendant les premiers siècles de la chrétienté, ces textes ont connu une grande popularité et sont entrés dans les légendes du Moyen-Âge.

Arbre de Jessé

Représentation imagée de l’arbre généalogique de Jésus selon la prophétie d’Isaïe (II,I) sous la forme d’un arbre poussant du corps de Jessé, et dont les branchages contiennent les images (en buste et en pied) des ancêtres de Jésus.

Atlantes
Figures masculines portant des éléments d’architecture, dérivées du géant Atlas qui porte la voûte céleste dans les légendes grecques.

Attribut
Latin = ajout.
Symbole ajouté à un personnage pour le caractériser.
Exemple : les symboles des évangélistes.


Dernière édition par Laea d Avalon le Jeu 11 Déc - 19:34, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Sam 6 Déc - 22:59

Bandeau ondulé
Bandeau simple, disposé en vagues, non noué (Æ Entrelacs).

Banderole

Bande ou rouleau, généralement tenus par des personnages et présentant un texte. Caractéristique notamment des représentations d’évangélistes.

Bas-de-page
Zone de l’image située dans la partie inférieure du fond de pages ou en dessous de celui-ci, et décorée de petites scènes ou de drôleries.

Bâtarde
Écriture mixte combinant les caractéristiques de la Textura et de la Notura ; au XVe siècle, écriture livresque dominante utilisée sous différentes formes à la cour de France et à la cour de Bourgogne ainsi qu’en Allemagne.

Bestiaire
Latin bestia = animal sauvage, bête.
Ouvrage de théologie et de sciences naturelles expliquant la manifestation des animaux, mais aussi des plantes et des pierres, de manière symbolique et sous l’angle de leur utilité pour l’homme. Remonte au Physiologus, ouvrage anonyme réalisé vers 200 après J.-C.

Bible illustrée
Ouvrage biblique ou l’image n’illustre pas le texte, mais où les images sont assorties de brefs commentaires.

Bible moralisée
Commentaire de la Bible accompagné d’un vaste cycle d’illustrations, avec des représentations typologiques présentées par paires – jusqu’au nombre de 2700 -, le plus souvent dans des médaillons. Au début, on trouve 8 médaillons (4 paires) par page. Type apparu en France en 1220.

Biblia pauperum
Latin « bible des pauvres ».
À partir de la fin du XIIIe siècle, livre de piété qui décrit et illustre la vie du Christ dans une perspective typologique. Les illustrations de la bible des pauvres sont la principale source de notre connaissance de la « typologie ». Dans leur ensemble, elles représentent le compendium d’une tradition qui remonte aux premiers temps chrétiens, et tout au long de laquelle se constituèrent le système doctrinal et l’iconographie de l’art chrétien.

Bordure

Cadre d’une page enluminée ou de texte, décorée d’ornements ou d’éléments scéniques ou figurés qui transforment la page écrite en page décorative.

Bréviaire
Latin breviarium = abrégé.
Livre liturgique regroupant les différentes parties des prières quotidiennes de l’Église ; destiné initialement à la récitation privée. L’usage en était obligatoire pour les abbayes et les prêtres ayant reçu les ordres majeurs. À l’origine, le bréviaire n’était qu’un court catalogue, d’où son nom. Plus tard, on y fit figurer les prières et les psaumes correspondants eux-mêmes. Il contient un calendrier, le psautier, les hymnes, des passages de la bible, des légendes des saints et des Pères de l’Église, des prières liturgiques, des formules de bénédiction et des oraisons. Le texte en est arrêté, contrôlé et, le cas échéant, révisé par l’Église. Le bréviaire est le livre de prières liturgique officiel de la célébration de la messe ; comme le missel, il couvre toute l’année liturgique. Sa récitation est l’acte religieux le plus important après la célébration de la messe ; il ne s’agit pas là d’un exercice de piété privé, mais d’un devoir lié à l’état religieux. Pour la récitation du bréviaire, l’Église prévoit des heures fixes tout au long de la journée, les sept heures dites canoniales : matines (la nuit), laudes (au lever du jour), prime (six heures), tierce (neuf heures), sixte (midi), none (quinze heures), vêpres (à la tombée de la nuit), et complies (avant le coucher du soleil).

Bucolique
Grec bukólos = berger, vacher.
Poème pastoral.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Sam 6 Déc - 23:53

Merci laea c'est très intéressant. j'aurai juste une question sur les bibles illustrées. Si les images n'illustrent pas le texte qu'est ce qu'elles illustrent ? scratch
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Dim 7 Déc - 0:11

en gros une bible illustrée est comme un gros livre d'images avec des légendes


Dernière édition par Laea d Avalon le Mar 9 Déc - 3:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Dim 7 Déc - 1:05

Ah ok merci Laea Wink
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Lun 8 Déc - 17:35

Cahier
Partie d’un livre constituée de plusieurs feuilles simples ou doubles pliées en leur milieu et insérées les unes dans les autres.

Calendrier

Latin calendae.
Dans le culte chrétien, catalogue des fêtes fixes et mobiles de l’année, classées par mois et par jours. Au Moyen-Âge, la compilation des textes afférents distingue l’usage pour les diocèses, les ordres, les églises etc. Les calendriers joints aux différents livre liturgiques permettant donc de tirer des conclusions sur leur lieu de production ou plutôt de destination.

Calligraphe, calligraphie

Grec kalligraphía = belle écriture.
Auteur d’une belle écriture, artiste de l’écriture, belle écriture.

Canon de la messe
Partie centrale et fixe de la messe qui se réfère au mystère de l’eucharistie.

Canons de la concordance
Grec kánon = règle.
Tables de concordances. Partie fixe de l’évangéliaire depuis le IVe siècle, ils présentent un schéma des quatre évangiles en sections numérotées. Placés au début des évangéliaires liturgiques, ils devaient permettre de retrouver rapidement les mêmes passages des quatre évangiles.

Capitalis

Latin caput = tête.
Écriture en pures majuscules empruntée en grec par les Romains au VIIe siècle. Plus spécifiquement utilisée pour les manuscrits, on trouve la capitalis quadrata et, plus tard, la plus fluide capitalis rustica (capitale rustique).

Chapiteau
Latin capitellum = petite tête.
Élément supérieur de la colonne ou du pilier, réalisant la transition formelle entre le pilier et l’élément qui y repose (l’arche, la poutre).

Christ en majesté – Majestas Domini
Majestas Domini : du latin. Puissance et Gloire du Seigneur.
Représentation, tirée de la vision d’Ézéchiel (I,4 sq.) et de l’Apocalypse, de la puissance et de la gloire du Christ élevé dans la mandorle, le plus souvent entouré des symboles des évangélistes. Cette représentation s’appuie également sur Isaïe (66,I) : « Le ciel est mon trône, et la terre l’escabeau de mes pieds ». Ainsi, souvent, le Christ n’est pas assis sur un trône, mais sur un demi-cercle, ses pieds s’appuyant sur un autre demi-cercle. Avec les portraits d’auteurs des évangélistes, le Christ en majesté est l’image la plus fréquente de l’évangéliaire.

Codex
Latin caudex = panneau de bois.
À l’origine, petites tablettes de bois enduites de cire, réunies par un cordon, sur lesquelles on écrivait à l’aide d’un style, et qui furent remplacés plus tard par le papyrus et le parchemin. Contrairement au rouleau, dont les feuilles étaient collées les unes à la suite des autres et enroulées, le codex est constitué de feuillets isolés, pliés, insérés les uns dans les autres et réunis en cahiers. Plusieurs cahiers sont regroupés et reliés entre des couvercles de bois. L’avantage du codex réside dans sa plus grande maniabilité et dans la possibilité d’écrire des deux cotés de la page. Dans l’usage courant, le mot codex désigne aujourd’hui le plus souvent les livres écrits à la main sur parchemin.

Codicologie
Description scientifique du contenu, de l’apparition et de la transmission d’un codex.

Colonne
Latin columna = colonne.
Division verticale du fond de page d’un manuscrit ou d’un livre imprimé.

Colophon
Grec = écrit final.
Mention finale dans les manuscrits et les premiers livres imprimés ; contient des indications sur le scribe ou l’imprimeur, le lieu et l’époque de la réalisation. Cette fonction sera assumée plus tard par la page de titre.

Coloration
Latin colorare = colorer.
Rehauts d’un dessin ou d’une gravure, le plus souvent à l’aide d’aquarelles.

Concordances des évangiles

Voir canons de concordances

Contour
Dessin de la silhouette d’une forme ou d’un objet : désigne également la ligne qui délimite une figure ;

Copiste

Scribe chargé de recopier un manuscrit.

Cursive
Dans toutes les phases d’évolution des écritures grecques et latine, forme d’écriture permettant une économie de place et de temps par une écriture continue (cursive) ;

Cycles d’illustrations
Séquence d’images liées par une cohérence sémantique ; les cycles les plus fréquents sont la vie de Jésus et la vie sur la Vierge.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Lun 8 Déc - 18:36

Diptyque
Grec dis = plié en deux.
Paire de tablettes pliables en ivoire, en bois ou en métal précieux. Les faces intérieures enduites de cire servaient à l’écriture ; les faces extérieures ornées de reliefs sont en partie de précieux témoins du Bas-Empire et de l’art des premiers temps chrétiens. Ils servaient notamment de registre de noms dans la liturgie chrétienne. Plus tard, le diptyque désigne aussi le retable à deux volets ou l’image pieuse de l’art médiéval.

Drapé
En peinture et en sculpture, ensemble des plis jetés par un vêtement, que l’on travaille dans les études de drapé.

Drôlerie, grotesque
Dans les codices du gothique, représentation d’hybrides combinant des éléments humains, animaux, et / ou d’êtres fabuleux. On les rencontre aussi dans les initiales et les bordures. Ils animent la marge de la page et constituent souvent des scènes entières. On y relève non seulement un trait satirique (et donc une critique sociale ?) – ceci surtout dans les drôleries de la fin du Moyen-Âge – mais aussi une ironisation sur la pratique officielle de l’art, notamment dans la représentation de démons.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Lun 8 Déc - 22:25

Emblème
Grec emblema = ornement rapporté.
Représentation ayant le caractère d’une devise personnelle.

Enlumineur

Artiste responsable de la décoration d’un manuscrit (miniatures, initiales ornementales, bordures).

Enluminure
Latin illuminatio = éclairage.
Génériquement : peinture de manuscrits.
Spécifiquement : ornement iconique d’un manuscrit de l’Antiquité tardive, du Moyen-Âge, de l’art islamique.
Le terme englobe les illustrations, les ornements, les initiales ; l’ornement s’applique aux initiales, aux fins de lignes, aux marges de pages ou aux pages entières.

Entrelacs
Élément décoratif de l’enluminure du Moyen-Âge dans les initiales, les cadres et les bordures : construit selon un système de points. On distingue les entrelacs en forme de bandeau (tresses, cordes, vagues) et les entrelacs couvrant toute une surface (nattes, chaînages, grilles).

Évangéliaire
Livre liturgique contenant les passages des évangiles lus pendant la messe. À partir de 450, l’usage s’instaure – tout d’abord en Gaule – de lire toujours les mêmes passages du Nouveau Testament à certains jours et à l’occasion de certaines fêtes. Les passages concernés furent ensuite compilés, le capitulaire ou comes citant les débuts concernés, afin de pouvoir les retrouver plus facilement. À partir du VIIIe siècle, les passages des évangiles furent consignés intégralement dans les livres spéciaux, les évangéliaires. Le concile de Trente (1545-1563) arrêta une version homogène de l’évangéliaire, contenant uniquement les passages des évangiles célébrés dans toutes les églises. Ces évangéliaires des jours de fête sont le plus souvent somptueusement décorés.

Évangéliaire (évangiles)
Latin euangelium = évangile.
Grec euangélion = bonne nouvelle.
Livre liturgique contenant l’intégralité des quatre évangiles. A cela s’ajoutent encore les différents prologues et l’appareil théologique (canons de concordance, divisions en sections et en chapitres). Le capitulaire adjoint aux textes des évangiles sert à retrouver les péricopes pour les lectures du service divin pendant l’année liturgique. L’évangéliaire était identifié au Christ. C’est pourquoi le texte en était vénéré à l’instar du Christ lui-même, et c’est aussi pourquoi les évangéliaires sont le plus souvent somptueusement décorés, écrits à l’encre d’or ou d’argent sur parchemin teinté de pourpre, couleur de l’empereur et du roi céleste. À une époque où existaient déjà des évangéliaires destinés à la liturgie, le texte complet des évangiles était posé sur l’autel comme représentant de la présence du Christ pendant le culte.
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Laea d Avalon

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mar 9 Déc - 3:28

Fac-similé
Latin fac simile = rends semblable.
Imitation absolument fidèle ou édition intégrale d’un modèle original qui peut s’étendre jusqu’au choix du papier , à la coupe des différents feuillets et à la reliure.

Fac-similé partiel

À la différence du fac-similé intégral, seules certaines parties d’un manuscrit (par exemple les miniatures) y sont reproduites sous une forme hautement fidèle à l’original.

Feuille épineuse

Ornement floral du gothique sous forme de lierre ou de vigne vierge.

Fleuronné

Pendant la seconde moitié du XIIe siècle, système d’ornement linéaire dessiné à la plume , avant tout en rouge, bleu et noir (par exemple pour des rinceaux de feuilles et de fleurs) pour décorer les initiales.

Foliotage

Latin folium = feuille.
Numérotation d’un manuscrit selon ses feuillets, et non selon ses pages (pagination).

Fond doré

Dans l’art byzantin et plus généralement chrétien, fond pictural doré à la feuille d’or, qui place la représentation dans une sphère extra-spatiale, supra-sensorielle. Tout à fait courant dans l’enluminure et dans la peinture de panneaux au Moyen-Âge XVe siècle, le fond doré s’efface peu à peu au profil des fonds paysagés et architecturés.

Frontispice
Page décorative placée en regard et, en tout état de cause, avant la page du titre , souvent ornée d’une représentation allégorique, d’un portrait d’auteur, d’une représentation se référant au contenu de l’ouvrage. Dans les livres imprimés, il peut aussi s’agir du bois-gravé ou de la gravure qui orne la page du titre.
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Christine

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mar 9 Déc - 13:37

Trés interressant . Merci Laéa ! j'ai appris un tas de choses en lisant ton topic . Wink study
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Laea d Avalon

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mar 9 Déc - 22:35

Gloses
Annotations entre les lignes ou en marge d’un texte principal, qui sont parfois réutilisées et remaniées sous forme de commentaires exhaustifs. Lorsqu’elles figurent entre les lignes, on les appelle gloses interlinéaires.

Gouaches

Peintures à l’eau couvrantes, contrairement aux aquarelles, qui laissent transparaître le support.

Graduel
Latin gradus = degré.
Livre liturgique de chorals contenant les chants du chœur fixes et mobiles de la messe.

Grisaille
Peinture en camaïeu de gris, fréquemment utilisée pour la représentation illusionniste d’œuvres sculptées (sculptures en pierre). La peinture monochrome (ton sur ton) d’une autre couleur, est qualifiée simplement de camaïeu.

Grotesque
Voir drôlerie.

Haggada (Haggadah)
Hébreux = récit.
Recueil de vers homilétiques de la Bible, poèmes, chants et consignations d’usage religieux se référant avant tout à l’exode des anciens Israélites, à leur libération de la captivité égyptienne et à leur espoir de rédemption par l’arrivée d’Élie, l’annonciateur du Messie. Dans les familles juives orthodoxes, la haggada (littéralement : « récit ») est lue pendant la cérémonie appelée « Sedar » (littéralement : « disposition du rituel de la fête ») les deux premiers soirs de la pâque juive. Issue de l’esprit rabbinique, la Haggada n’est initialement qu’une partie des livres de prières et n’est apparemment jamais enluminée. Le noyau du texte a été fixé au IXe siècle en Babylonie.
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Laea d Avalon

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mer 10 Déc - 0:27

Iconographie
Grec eikón = image.
Connaissance des images ; méthode de l’histoire de l’art qui se penche sur la tradition des contenus iconiques, indépendamment des aspects stylistique et formel. La connaissance des contenus, leur interprétation religieuse, littéraire ou sociale y est vue comme une condition de la compréhension d’une œuvre d’art.

Illustration marginale

Représentations liées au texte, peintes dans la marge de la page, hors du fond de la page.

Image canoniale

Représentation de la Crucifixion placée au début du canon de la messe dans le sacramentaire ou le missel.

Image dédicatoire

Représentation de la remise solennelle d’un manuscrit par le scribe ou le miniaturiste à son commanditaire, au donateur, ou encore par le donateur au Christ, à la Vierge Marie, au patron de l’église, etc…

Incarnation
Latin.
Descente du fils de dieu dans l’humain (la chair) sous la forme de la personne de Jésus.

Incipit
Latin incipit = il commence.
Dans les manuscrits de l’antiquité tardive et du Moyen-Âge, formule d’ouverture placée au début du texte de certains livres ou de l’ouvrage entier. Dans le descriptif du manuscrit, formule indiquant le début du texte proprement dit.

Incrustation
Parement de murs ou de sols fait d’éléments de pierre ; de préférence en marbre, agencée en motifs qui structurent ou animent la surface de manière décorative.

Initiale
Latin initium = début, commencement.
Lettre placée au début d’une section de texte dans les manuscrits ou les incunables, et qui se distingue par le type ou la taille, ainsi que par un décor ou par des ornements. On se servait pour cela fréquemment de motifs d’oiseaux ou de poissons, d’entrelacs ou de rinceaux. À l’époque gothique, ces représentations illustrent le plus souvent de thèmes bibliques et emplissent parfois des pages entières.

Initiale figurée
Première lettre d’un texte formée d’êtres humains, d’animaux ou d’hybrides.

Initiale historiée
Latin historiare = assortir d’illustrations.
Surtout dans les manuscrits gothiques, initiale chargée d’une représentation tenant de la miniature et montrant une personne ou une scène à plusieurs personnes.

Insulaire (enluminure / écriture)
Peinture (écriture) livresque irlandaise et anglo-saxonne de la seconde moitié du VIIe et du VIIIe siècle.
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Laea d Avalon

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mer 10 Déc - 1:10

Ligature
Latin ligatura = liaison.
Attachement de plusieurs lettres.

Litanie

Prière responsoriale dans laquelle l’assistance répond aux invocations par une brève formule. Dans la liturgie, les litanies des saints, où l’on invoque certains saints particuliers, elle fut utilisée de diverses manières. Le choix des saints est capital pour déterminer le lieu de production d’un manuscrit.

Liturgie

Actes du service religieux dont la forme et le contenu sont ordonnés et approuvés par la direction de l’Église (pape, évêques, conciles), et qui en représentent la structure culturelle.

Livres d’heures
Latin horae = heures.
Livre de dévotions standardisé, indépendant du cycle liturgique annuel, divisé en différentes dévotions, et dont la structure fut dérivée de la prière du chœur, sans toutefois que les textes en soient contrôlés par l’Église. Le livre d’heures est donc le pendant du bréviaire, qui était réservé au clergé. En même temps, il s’agit d’un témoignage important de la piété laïque au Moyen-Âge. Auparavant, le psautier avait été le livre de prières normalement utilisé par les laïques. À partir du Xe siècle, un exercice de piété apparut dans les bréviaires, qui était consacré à l’adoration de Marie Mère de Dieu. Rapidement, ce « Petit office de Notre Dame » (officium parvum beatae Mariae virginis) fut très apprécié aussi bien des clercs que des laïques. Il en sortit le livre d’heures sous sa forme sous sa forme de livre de prières autonome – d’où la partie du livre d’heures consacrée à l’office de la Vierge. Les éléments principaux du livre d’heures étaient empruntés au bréviaire : calendrier, petites heures, psaumes d’expiration, litanies, office des morts, prières d’intercession aux saints. À cela s’ajoutent d’autres textes, en particulier des prières à la Vierge, des psaumes et des offices supplémentaires. La composition pouvait varier fortement, de même que l’ordre, mais la vénération de la Vierge était très généralement au centre du livres d’heures.

Livres de péricopes
Grec perikopé = résumer.
Livre liturgique contenant les passages des Saintes Écritures lus pendant le service divin. Voir évangéliaire.

Livre de prières
Livre contenant différentes prières, dévotions, médiations à usage privée. Contrairement au livre d’heures, les prières n’y sont pas classées selon l’ordre liturgique.

Localisation

Attribution d’un manuscrit à son lieu de production ; indication concernant la provenance d’un livre.

Lunette

Zone placée sous un pignon ou sous un arc.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mer 10 Déc - 19:25

Majuscule, capitale
Latin littera maiuscula.
Spécialement : écriture dont les lettres sont caractérisées par une hauteur régulière et qui peuvent s’insérer entre deux lignes horizontales qui les limitent.
Ce type d’écriture n’est plus utilisé à la fin du Moyen-Âge que comme écriture distinctive.

Mandorle
Latin médiévale mandorla =amande.
Auréole, gloire en forme d’amandes entourant toute la figure ; réservée au Christ et à la Vierge Marie.

Mandragore
Plante du pourtour méditerranéen présentant des fleurs vertes, des fruits vert-rouge, et dont l’ingestion induit des effets sédatifs

Manuscrit
Livre (codex) écrit à la main par un ou plusieurs scribes (ateliers ou scriptoria), contrairement au livre imprimé.

Médaillon
Petite image de forme ronde ou ovale présentant souvent un portrait.

Miniature
À l’origine, terme désignant une initiale ou une ligne de titre colorée à l’aide d’une peinture à l’oxyde de plomb (latin minium = rouge vermillon). Employé aujourd’hui pour désigner, dans les manuscrits du Moyen-Âge, une peinture figurée indépendante, non attachée à une initiale, réalisée en couleurs à l’aide de gouaches, ou encore un dessin à la plume rehaussé de couleurs.

Miniaturiste

Peintre de miniatures.

Minuscule
Écriture en lettres minuscules (avec hampes et jambages) qui s’insèrent dans un schéma à quatre lignes.

Minuscule caroline

Écriture livresque partie de la France de Charlemagne et utilisée de la fin VIIIe siècle au XIIe siècle. La minuscule caroline est formée de la semi-onciale et d’éléments cursifs. Elle se caractérise par la réduction des ligatures et une grande régularité des lettres. La minuscule caroline vint remplacer les écritures livresques déclinantes et sauvages de l’Antiquité tardive. Elle conféra à une culture occidentale essentiellement marquée par l’Église une image scripturaire homogène.

Missel
Latin médiéval missale = livre de messe.
Livre liturgique contenant tous les textes fixes et mobiles de l’année liturgique, résultant de la séquence ou de la fusion de différents livres liturgiques initialement autonomes, et qui remplissent différentes fonctions. Les premiers missels apparaissent à la fin du Xe siècle et remplacent le sacramentaire à partir du XIIe siècle (passage de la messe solennelle et publique, à la messe privée, silencieuse). Le missel comprend l’ensemble du cycle liturgique, depuis le premier dimanche de l’avent au dernier dimanche de la Pentecôte, ainsi que les fêtes des saints. À cela s’ajoutent les prières quotidiennes de la messe, la préface, le canon, la communion des saints et différentes messes votives. Le missel ne comprends plus les prières et les cérémonies de la plupart des autres sacramentaires, qui figurent désormais dans des livres séparés.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mer 10 Déc - 20:02

Nimbe
Auréole d’un saint.

Notula
Terme générique désignant les écritures cursives des XIIIe siècle et XIVe siècles. Deuxième groupe d’écritures gothiques après la Textura.

Office
D’abord, prière liturgique du jour imposée par l’Église au clergé et aux ordres. Cependant, le terme est surtout utilisé pour désigner les textes des prières des heures canoniales (parfois pour le formulaire de la messe) d’un jour de la semaine ou d’une fête.

Onciale
Latin littera uncialis = lettre de la taille d’une once.
Écriture apparue au IVe siècle, constituée de lettres capitales aux formes arrondies.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Mer 10 Déc - 20:33

Page ornementale
Développement sur toute une page et soulignement d’un texte ou d’un début de texte par un décor ornemental ou figuré.

Page-tapis

Page décorative entière sans texte ni initiales ni représentations historiées ; caractéristique surtout des manuscrits insulaires.

Paléographie

Connaissance de l’évolution des écritures. Une des grandes conditions de la connaissance des manuscrits.

Papier

Grec – latin : paryros, -us.
Le nom est dérivé de papyrus. Le papier fut inventé au Ier siècle en Chine. L’on suit aujourd’hui très précisément le parcours que suivit, d’Orient en Occident, la connaissance de sa production. En 751, les Arabes apprennent sa fabrication par des prisonniers chinois. En Europe, la fabrication du papier est attestée depuis le milieu du XIIe siècle. Le premier moulin à papier s’est trouvé en service à Gleismüsh, près de Nuremberg, à partir de 1389. C’est seulement avec l’apparition du papier, de loin meilleur marché que le parchemin, que la diffusion rapide et économique du livre fut rendue possible une fois inventée l’imprimerie.

Papyrus
Grec papyros = pousse de papyrus.
Produit en Égypte depuis le début du troisième millénaire avant notre ère. Le nom est dérivé de l’égyptien pap-uir, « plante du fleuve ». Selon Pline l’Ancien, le cœur du papyrus était coupé en fines lamelles qu’on superposait à l’horizontale et à la verticale. Les feuilles de 20 à 25 centimètres par environ 30 centimètres de haut ainsi produites étaient ensuite collées les unes à la suite des autres pour former de longs lés vendus sous cette forme. À partir du IIe siècle, le papyrus est remplacé par le parchemin, mais la chancellerie pontificale conserva ce support jusqu’en 1050.

Parchemin

Ainsi nommé d’après la ville de Pergame (Pergamon) dans la plaine du Caïque en Mysie. Attesté depuis le IIe millénaire avant J.-C. Appelé membra pergamena dans l’Antiquité et au Moyen-Âge, le parchemin est obtenu à partir de peau de mouton, de chèvre ou de veau non tannée. La fabrication du parchemin s’est répandue depuis Rome et Byzance dans l’ensemble du monde occidental. À partir du XVe siècle, après avoir servi quelque 1000 ans, le parchemin est remplacé par le papier dans sa fonction de support de l’écriture.

Parchemin pourpre

Support le plus précieux pour l’écriture et l’enluminure des manuscrits de la basse Antiquité, de l’époque byzantine et du début du Moyen-Âge. Le parchemin était teinté en partie ou en intégralité au moyen de la précieuse pourpre, colorant sécrété par le murex, mollusque gastéropode marin, avant d’être rédigé à l’encre d’or et d’argent.

Pentateuque
Grec pentáteuchos = œuvre en cinq rouleaux.
Les cinq premiers livres de l’Ancien Testament.

Péricopes
Grec perikopé = résumer.
Passages de l’Ancien et du Nouveau Testament choisis pour les lectures. Voir évangéliaires.

Physiologus
Écrit du IVe siècle (la datation du IIe siècle est controversée) mêlant sciences naturelles et religion et reposant sur plusieurs traditions chrétiennes (Orient, Égypte, Hellade). Le Physiologus est rédigé en grec et a sans doute vu le jour à Alexandrie. Sous forme de catalogue, il consigne quelque 50 types d’animaux (réels ou fantastiques), de plantes et de minéraux, et leur attribut une signification symbolique. Cette signification se réfère au Christ, au diable, à l’Église ou à l’homme. Le Physiologus est la principale source de la symbolique animale chrétienne. Le texte a servi de base à des écrits similaires, notamment et surtout aux livres animaliers ultérieurs, les bestiaires.

Portrait d’auteur
Image placée au début d’une œuvre représentant l’écrivain, le philosophe ou le poète auteur de l’ouvrage. Type connu depuis l’époque hellène, et qui fut introduit dans l’enluminure chrétienne pour la représentation d’un évangéliste, d’un Père de l’Église ou de tout autre auteur. La plupart du temps, il est assorti des attributs propres à l’auteur (par exemple les symboles des évangélistes).

Portrait d’évangéliste

Portrait d’auteur d’un des quatre évangélistes (Mathieu, Marc, Luc,Jean).

Provenance
Origine d’un manuscrit du Moyen-Âge. On distingue entre le lieu de la production, la localisation du propriétaire et celle de la conservation (ultérieure) du manuscrit.

Psautier
Grec psaltérion = instrument à cordes proche de la cithare.
Au IXe siècle, le psautier était à peu près le seul livre liturgique du laïque. Cette situation perdure jusqu’à l’appariation, à la charnière du XIIIe siècle et du XIVe siècle, des premiers livres d’heures. Le psautier joue un rôle important dans la vie des laïques et encore plus dans celle des religieux. Un des exercices de piété au Moyen-Âge consistait à réciter quotidiennement le psautier en dehors du service de l’église. Au Moyen-Âge, tout prêtre et tout moine devaient le savoir par cœur. Le terme psautier (les 150 psaumes de la Bible) est une chose, la manière dont les copistes et les peintres de ces livres le traitent en est une autre. Comme toujours, le Moyen-Âge ne connaît ni production de masse, ni séparation des genres littéraires, de sorte que nous disposons de nombreuses variantes du même recueil.

Putto, putti
Italien = enfant, garçon.
Jeunes garçons remontant aux Éros antiques, avec ou sans ailes, le plus souvent nus ou légèrement vêtus, et qui peuplent les bordures des manuscrits de la Renaissance.

Querelle des images

À partir de la fin du VIe siècle, l’adoration des représentations du Christ prit dans l’Empire byzantin les formes du culte impérial. Les légendes qui se tissèrent autour des miracles opérés par certaines peintures contribuèrent encore à renforcer cette adoration. En 730, prenant la tête de la réaction, l’empereur Léon III déclara l’usage et l’adoration des images comme punissable, déchaînant ainsi toute la virulence de la querelle des images. Les iconoclastes détruisirent d’innombrables monuments, et des moines défenseurs des images devinrent martyrs.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 3:07

r
Recto

Recto

Recto (r) désigne la page du livre ouvert située à droite, c’est-à-dire la face avant d’une feuille dans le codex. Dans les manuscrits, on compte par feuillets et non par pages. 43r signifie par exemple la face avant de la 43e feuille dans l’ordre du manuscrit.

Référencement

Numéro sous lequel un livre est concerné dans une bibliothèque et classé à son catalogue. Indique en outre son emplacement.

Reliure de cuir

Forme usuelle de la reliure du manuscrit médiéval, dans laquelle le marouflage du cuir (porc, chevreuil, veau, mouton) recouvre le dos et les faces extérieures des deux plats en bois. Le cuir peut-être enrichi de striures, de gaufrures et de sceaux aveugles réalisés à l’aide de différentes formes de fers.

Rotulus (Rouleau)

Latin rota = rouleau.
La forme antique du livre était le rouleau, dont la longueur moyenne pouvait aller jusqu’à six mètres. On distinguait entre le rouleau de parchemin, ou rotulus, et le rouleau de papyrus, ou volumen. Le rouleau s’est conservé bien au-delà de l’Antiquité, aujourd’hui encore, le service divin juif se sert de rouleaux de la Thora manuscrits. Dans les miniatures (dans les portraits d’évangélistes par exemple), on trouve souvent la représentation d’un livre en forme de rouleau.

Rotunda

Écriture gothique apparue en Italie à la fin du XIIe siècle. Elle évite les ramifications de la Textura, dont les angles brisés sont atténués et remplacés par des formes de lettres plus rondes.

Rubrication

Latin rubricatus = écrit à l’encre rouge.
Soulignement de certains passages de texte et signes importants (titres, débuts de chapitre, etc…) dans les manuscrits par l’utilisation d’encre à l’oxyde de plomb (latin minium) utilisé pour les différentes initiales ; plus rarement, le rouge était remplacé par du bleu. Dans les manuscrits du Moyen-Âge, on rencontre parfois des lignes entièrement écrites en rouge.
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 3:10

Sacramentaire
Latin sacramentum.
Livre liturgique contenant toutes les prières (préface, canon, secrète, postcommunion) que le prêtre ou l’évêque dit pendant la messe. À l’origine, il contenait les prières et les usages ecclésiastiques pour l’administration des sacrements. Au tout premier chef, il y avait bien sûr la célébration de la messe chrétienne. Mais on y trouvait aussi des formules d’ordination, des prières pour l’apaisement des fidèles après la confession, des cérémonies de baptême et de confirmation, et pour finir aussi la bénédiction des époux et l’onction des malades ; Au XIIe siècle, le sacramentaire fut remplacé par le missel.

Scriptorium
Atelier et école d’écriture des abbayes du Moyen-Âge.

Septante (version des)
La plus ancienne et plus importante traduction grecque de l’Ancien Testament. Le nom de cette traduction remonte à la légende selon laquelle 72 juifs l’auraient réalisée en 72 jours.

Symbole des évangélistes
Les quatre êtres ailés attribués aux quatre évangélistes selon Ézéchiel (1, 5 – 14) et l’Apocalypse (4, 6 – Cool : l’homme (Mathieu), le lion (Marc), le taureau (Luc), l’aigle (Jean).
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 3:11

Te igitur
Début du texte du canon de la messe ; souvent souligné dans le sacramentaire et le missel par un décor artistique – d’où l’illustration canoniale qui se développa plus tard -, et en plus duquel les missels ultérieurs présentant une initiale (ornementale ou historiée) particulière pour le Te igitur.

Textura
Écritures livresques gothiques des XIIe au XVe siècle qui se développèrent surtout en France, et dont la caractéristique la plus importante est la « brisure », décomposition des arcatures et de toutes les parties rondes de la lettre en angles aigus. Par l’allongement et l’élévation des hampes, la verticale est fortement prononcée. Enfin, cette écriture présente de petits traits reliant entre les jambages de certaines lettres.

Thora
Les cinq livres de la loi juive (les cinq premiers livres de la Bible).

Titulus

Dans l’enluminure médiévale, texte explicatif accompagnant une miniature.

Trompe-l’œil

Terme aujourd’hui international qui désigne depuis le XIXe siècle un mode de représentation fortement illusionniste, par lequel l’artiste tente de faire croire – du moins au premier coup d’œil – à la présence réelle d’un objet peint ou imité de tout autre manière. Parmi les principaux moyens utilisés pour produire cette impression, on trouve les effets de perspective et le traitement subtil des ombres. Les récits et les anecdotes concernant les trompe-l’œil sont connus depuis l’Antiquité grecque au début du IVe siècle avant J.-C. Les artistes européens ont surtout développé ce type de virtuosité formelle à partir du XIVe siècle, notamment pour faire la démonstration de leurs capacités artistiques et de leur concurrence possible de l’art antique.

Type

Personne ou événement de l’Ancien Testament chargé d’une signification préfiguratrice pour le monde du salut du Nouveau Testament.

Typologie

Grec týpos = forme, figure.
Conception selon laquelle certains événements historiques sont des modèles préfigurant des événements à venir qui parachèvent et donnent son plein sens à l’événement initial. La typologie chrétienne s’appuie sur certaines indications données par le Nouveau Testament dans cette perspective, afin de considérer l’Ancien Testament comme une condition de l’accomplissement de l’histoire du salut dans le Nouveau Testament. Saint Augustin : « l’Ancien Testament , qu’est-il d’autre que le voilement du Nouveau, et le Nouveau Testament, qu’est-il d’autre que l’accomplissement de l’Ancien ? ».
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 3:13

v
Verso

Végétal (décor)

Latin vegetabilis = flore.
Plantes ou éléments de plantes dans un cadre ou une bordure.

Version interlinéaire

Traduction portée entre les lignes du texte original.

Verso

Le verso (v) désigne la page du livre ouvert située à gauche, c’est-à-dire la face arrière d’une feuille dans le codex. Dans les manuscrits, on compte par feuillets et non par pages. 43v signifie par exemple la face arrière de la 43e feuille dans l’ordre du manuscrit.

Voûte en berceau

Depuis l’Antiquité, forme la plus simple de la couverture d’espaces en pierre naturelle ou en brique. Le dessin du berceau peut-être en demi-cercle, en demi-berceau ou en berceau brisé.

Vulgate
Traduction latine de la Bible réalisée par saint Jérôme à la fin du IVe siècle et au début du Ve siècle.
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Úlfdís
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 8:17

Merci Laea.
Dis le parchemin pourpre ca devait pas être évident d'écrire dessus (et d'être lisible)
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perline

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 15:59

Laéa, T'en as pas marre de recopier des glossaire? c'est ton combientiemme sur le chateau? (je compte le 1 et le 2).

A chaque fois on t'as coupé en plein milieu... t'as toujours pas appris la leçon?
C'EST ILLEGAL!

En plus sans citer sa source c'est vraiment super sympa pour l'auteur.

Et si par extrème malchance, c'est toi l'auteur de ce glossaire? peux tu m'expliquer ce que fout la "voute en berceau" dans un glossaire d'enluminure... sachant qu'en plus tu n'explque pas ce que c'est que le berceau. Ca me fait vraiment penser au glossaire d'une fin de bouquin...
Autre chose... Niveau scriptorium... yen avais pas mal de laïc aussi, tu devrais le savoir pourtant puisque c'est ce que tu présente en med non?Quand aux inversions de définitions je n'en parle pas.

On sais que dans les ouvrage de vulgarisation ya pas mal d'erreurs charge à nous de ne pas les propager... là c'est ce que tu fais.

Allez je suis pas et loin d'être spécialiste en enluminure... mais j'ai bien apris ma leçon... http://guerriers-du-moyen-age.aceboard.fr/12392-824-25471-0-Tache-aureoles.htm

Je suis peut-être plus modératrice, n'empeche que ca me fait toujours sauter quand je vois ce genre de copie
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Philippe de Sombreval
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 16:49

Tout doux... Il n'y a pas moyen de ré-expliquer ça sans lui rentrer dans le tas?

je veux bien croire que ce ne soit pas la première fois, Perline, mais tu es limite agressive.

Pour peu que je me rappelle on l'avait enguirlandée vis à vis des scans. Là, elle retranscrit un glossaire. maintenant, c'est vrai qu'elle pourrait afficher le nom de l'auteur mais bon... de là à dire que ce qu'elle fait illégal, n'est-ce pas un peu exagéré?

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 17:07

Oh là... je crois effectivemnt que tu as oublié...
Les runes (je suis plus sure là, a moins que ce ne soit les signes astrologiques celtiques)- les betes imaginaires - les plantes - les prénoms - les cristaux (là elle avais précisé sa source) - des recettes...

Du simple copier (bon d'accord ya fallut les taper à l'ordinateur)
Je crois d'ailleur phillipe que c'est toii qui avais supprimé une bonne partie de ces messages.
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Philippe de Sombreval
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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   Jeu 11 Déc - 18:07

Oui mais bon à moins que ce soit disponibles en lignes, un bouquin n'est pas toujours facilement trouvable, non plus... Il y en a quelques uns qu'Ulfdis aimerait bien avoir et ben peau de balle, parce que plus édité...

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MessageSujet: Re: [en atente d'autorisation]]Glossaire des chefs-d'oeuvre de l'enluminure   

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